Une fois son diplôme du département Design de Hong Kong Polytechnic et de la New York Parsons School of Design en poche, Yee Chung Man s’est spécialisé particulièrement dans le cinéma de Hong Kong et chinois. De nombreux prix ornent sa carrière en tant que décorateur, costumier ou créateur des maquillages (Hong Kong Film Awards et Golden Horse Awards).
Il devient directeur artistique, chef costumier et créateur des maquillages sur de grandes œuvres : Histoire de Fantômes Chinois de Tony Ching Siu Tung, Song of the Exile d’Ann Hui en 1990, Savior of the Soul, Full Throttle, Peace Hotel, Hot War, Tokyo Raiders, Three et Three II et dernièrement Perhaps Love de Peter Chan. Il passe à la réalisation en 1998 avec Anna Magdalena et And I Hate You So en 2000.
« Les costumes sont typiquement chinois. Là encore, l’or a été abondamment utilisé. Yee Chung Man, le créateur des costumes, a poussé à l’extrême la notion de luxe, d’extravagance, de magnificence. La plupart des costumes comptent de quatre à six épaisseurs. Chacune a été méticuleusement fabriquée à la main avec des détails extrêmement complexes. La « robe dragon » de l’Empereur et la « robe phénix » de l’Impératrice sont particulièrement ornementées. Il a fallu deux mois de travail à 40 artisans pour les fabriquer l’une et l’autre. Le résultat final est aussi élaboré qu’ahurissant.
« LA CITE INTERDITE est mon troisième film d’action. Je crois fermement que dans tout film, quel qu’il soit, l’histoire reste l’élément le plus important. L’action n’est qu’un outil pour la raconter. C’est un moyen de révéler les relations et de résoudre les conflits.
« Ching Siu Tung, le coordinateur des séquences d’action, et moi avons collaboré sur plusieurs projets. Son travail culmine avec la séquence de bataille dans laquelle des milliers de guerriers en armure dorée chargent le palais. Cette scène est une de mes préférées. Dans cette séquence, au cœur des activités festives, les plus sombres secrets de la famille impériale vont être dévoilés, tandis qu’un coup d’Etat a lieu hors du palais. Cette scène englobe le passé et le présent de la famille impériale, confrontée à sa crise la plus grave alors même que le régime est sur le point de s’effondrer. Pour moi, c’est le moment culminant du film. » Zhang Yimou (réalisateur)
Source : dossier de presse.

C'est bien que tu ai crée un blog retraçant les coulisses. On n'y fait pas attention quand on regarde un film, mais c'est vrai que les costumes ont une part immense pour l'ambiance générale.
Et ici, dans La Cité Interdite, franchement, si, ça se ressent tellement c'est beau et soigné !