Accueil Date de création : 13/06/07 Dernière mise à jour : 13/02/08 16:19 / 230 articles publiés
 

MINORITY REPORT. Le monde futuriste de Steven Spielberg !  (Univers visuel / Production Design (Décors)) posté le jeudi 27 décembre 2007 19:48

En octobre 2002 sortait sur les écrans Minority Report. A cette époque, Steven Spielberg s’intéresse à des sujets qui l’amènent à aborder des styles visuels différents. L’histoire de ce film de science fiction qui s’inspire d’une nouvelle de Philip K. Dick, se déroule en 2054, une année qui voit naître un système de lutte contre les crimes de la société. Cette technologie très avancée a la particularité d’anticiper les violences qui seront ainsi arrêtées à temps par des unités d’élites spéciales.

 

Le monde de Minority Report est très similaire au notre à l’exception de certains éléments futuristes qui apparaissent à l’écran. Toute l’équipe de la production comprenant notamment le scénariste Scott Frank (Get Shorty) et le chef décorateur Alex McDowell (The Crow), se réunit dans une chambre d’hôtel de Santa Monica pour étudier le style visuel désiré par Steven Spielberg. Les débats entamés se portent immédiatement sur l’évolution de chaque secteur de métiers en particulier ceux de la médecine, de l’architecture et de la technologie.

 

« Nous avons évoqué ensemble l’avenir de notre société d’ici vingt à trente ans, son évolution, ses nouvelles tendances et leurs conséquences, dit Alex McDowell. (…) La technologie de Minority Report est « bénigne », elle ne vise qu’à créer un monde meilleur, plus fonctionnel, plus convivial. Elle a mis au point des bureaux entièrement mobiles et intégré dans notre organisme l’ordinateur et le téléphone. (…) Steven n’a pas forcé la main du spectateur. Il se refuse à tout manichéisme. Il souhaite simplement que le public reconnaisse dans Minority Report une extension du monde actuel. (…) Steven m’a donné des consignes précises, procédant d’un rejet systématique de toute imagerie S.F. traditionnelle ou par trop fantastique. Le challenge, passionnant, consistait à créer un monde aussi réel et vraisemblable que possible. (…) La diversité de ses décors et environnements a fait de ce film une formidable expérience. Nous avons conçu une esthétique urbaine éclectique, allant du style « Fédéral » le plus austère à une architecture non linéaire, dans l’esprit de Frank Gehry. (…) La Précrime affiche sa transparence. Elle prétend n’avoir rien à cacher, alors qu’elle dissimule en son sein le plus grand des mystères : ses trois Pré-Cogs. A l’extérieur du bâtiment se trouve un monument dédié à ces médiums. Le public ne les a jamais vus, ne sait rien d’eux, mais les vénère, en raison des bienfaits quotidiens qu’ils dispensent à leur société. La Précrime encourage, bien sûr, ce culte, symbolisé par une grande sculpture officielle de style typiquement Washingtonien. (…) La scène de l’immeuble sondé par des araignées robotiques était un énorme défi pour les décorateurs et machinistes, mais nous avons été considérablement aidés par les animatiques 3D de Pixel Liberation Front, qui nous ont permis de répéter minutieusement ce plan en prédéterminant aussi bien la trajectoire de la grue que les éclairages et les positions des acteurs. (…) Dans la séquence d’action de l’usine de voitures, nous sommes partis de l’idée que le matériau de base de ces véhicules du futur ne serait plus le métal, mais une résine profilée et rigidifiée au laser. Cette scène, comme bien d’autres, demanda une étroite coopération entre déco, effets spéciaux, effets visuels et cascades. Nous avons commencé par définir la structure de la chaîne de montage, puis avons transmis nos plans aux responsables des effets spéciaux qui les ont adaptés aux besoins concrets du tournage. Sur le plateau, les robots industriels étaient manipulés par une série d’opérateurs, auxquels s’ajoutaient les programmeurs des effets spéciaux, soit au total une vingtaine de personnes oeuvrant en harmonie dans un gigantesque ballet mécanique ! » Alex McDowell

 

©images Twentieth Century Fox & Dreamworks

 

Extraits de Minority Report

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LES FILMS DESIGNS DE L'ANNEE 2007 !  (Designs finalisés à l'écran (extraits et BA)) posté le lundi 24 décembre 2007 11:55

Pour cette période de fêtes, je vous propose une rétrospective 2007 en bandes annonces et en extraits des films sortis en salles. La plupart des titres ayant été traités, vous pourrez retrouver ces articles en tapant le nom du film désiré dans l’onglet « recherche ». Je vous souhaite de très bonnes fêtes !

 

Pour les production designs, créatures, robots, costumes et le numérique … c’est par ici :

 

28 Semaines Plus Tard de Juan Carlos Fresnadillo

300 de Zack Snyder

American Gangstersde Ridley Scott

Apocalypto de Mel Gibson

Beowulf de Robert Zemeckis

Blood Diamond de Edward Zwick

Casino Royale de Martin Campbell

Elizabeth : L’Age d’or de Shekhar Kapur

Exilé de Johnnie To

Fantastic Four : Rise of the Silver Surfer de Tim Story

Lettres d’Iwo Jima de Clint Eastwood

La Cité Interdite de Zhang Yimou

Live Free or Die Hardde Len Wiseman

Pathfinder de Marcus Nispel

Pirates des Caraïbes 3 de Gore Verbinski

Planet Terror de Robert Rodriguez

Resident Evil Extinction de Russell Mulcahy

Spiderman 3 de Sam Raimi

Sunshine de Danny Boyle

The Golden Compass de Chris Weitz

The Kingdom de Peter Berg

Transformers de Michael Bay

Zodiac de David Fincher

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DARK CITY de Alex Proyas. Bâtir l’univers de la paranoïa !  (Univers visuel / Production Design (Décors)) posté le samedi 22 décembre 2007 12:16

Dark City se classe parmi les œuvres de science fiction les plus abouties de ces dix dernières années. Proyas avait repris cette histoire qu’il avait écrite lors du tournage de The Crow mais décida d’en changer l’interprète principale. En effet, à l’origine, le héros du film devait être l’inspecteur de police (joué par William Hurt), mais Alex Proyas jugea plus efficace de mettre finalement au premier plan le jeune Murdock (Rufus Sewell) pour explorer davantage le thème de la paranoïa. Ce dernier se réveille dans une chambre d’hôtel, totalement amnésique, et découvre le corps d’une prostituée au pied de son lit. Pensant qu’il a perdu la tête et qu’il est devenu un meurtrier, l’homme s’enfuit du bâtiment et s’enfonce dans les rues ténébreuses d’une ville qui cache bien des secrets. C’est dans ce labyrinthe qu’il découvrira sa vraie personnalité mais aussi l’identité de ce monde étrange.

 

Alex Proyas demanda au designer Patrick Tatopoulos de le rejoindre sur le projet pour élaborer les décors du film. Le tournage ayant lieu en Australie, un problème de visa va contraindre l’artiste à accepter d’abord un poste d’illustrateur conceptuel avant d’enchaîner au cours de la production, sur un vrai poste de chef décorateur. C’est ainsi que durant deux années, Tatopoulos élaborera de nombreux concepts de la grande ville ainsi que du monde souterrain. « Alex et moi avons commencé à travailler sur le concept de cet univers souterrain deux ans avant le tournage, dit le designer, et nous avons toujours su qu’il fallait qu’il soit à base de métal rouillé. Il y a du désespoir chez ces Etrangers, parce qu’ils savent que leur monde est en train de disparaître – c’est ce qui ressort de l’aspect des décors. » Des oeuvres qui impressionnèrent l’acteur Rufus Sewell : « Lorsque Alex m’a envoyé les premiers croquis de ces décors, j’ai été encore plus enthousiasmé que lorsque j’ai lu le scénario. Ce monde souterrain était vraiment extraordinaire – un peu effrayant, très excitant, et plein de gens chauves ! »

 

Lorsque les plans défilent sur le grand écran, il est nul doute que les pattes artistiques de Murnau et de Fritz Lang ont fortement influencé le travail de l’équipe. « Pour ce film – jusqu’à un certain point – nous avons pris Metropolis comme source d’inspiration, révèle Alex Proyas, et nous avons essayé d’imaginer une ville sans détails marquants. Nous voulions absolument créer un paysage urbain qui donne l’impression de vide. Chaque fois que je venais vérifier un plateau, je passais une demi-heure à enlever des détails, parce que je voulais isoler les personnages dans un univers vide, vacant. (…) Au départ, nous voulions donner au film un aspect presque documentaire, bien que finalement ça n’ait pas été le style retenu. Je voulais qu’on puisse croire que la lumière était celle dont on peut disposer naturellement. Dans un film comme celui-ci où l’on ne travaille que dans des studios, je voulais que les acteurs aient le sentiment qu’ils étaient toujours dans le monde réel, c’est pourquoi je n’omets rien dans les décors, au lieu d’enlever un mur et d’y mettre une forêt de caméras, de micros et de lumières, comme s’ils étaient des insectes qu’on observe sous un microscope – même si, finalement, il s’avère que c’est ce que sont les humains, dans ce film ! (…) Je crois que si le monde des Etrangers apparaissait comme une forme de high-tech vieillot et gothique, il contrasterait violemment avec les décors de surface qui sont un peu moins sales qu’une vraie grande ville – une sorte de Disneyland sombre. (…) Durant tout le tournage, nous n’avons tourné que deux jours à la lumière du soleil – les scènes de plage. Comme les personnages du film, l’équipe a passé plusieurs mois enfermée dans le noir. »

 

©Illustration Patrick Tatopoulos

©Images video New Line

 

Extraits de Dark City

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HELLBOY II de Guillermo del Toro. La bande annonce !  (Designs finalisés à l'écran (extraits et BA)) posté le vendredi 21 décembre 2007 09:42

Depuis quelques heures, la bande annonce du second volet de Hellboy est disponible sur le web. Le style du réalisateur Guillermo del Toro s’impose d’emblée avec une photographie teintée d’ocre et des créatures aux designs extravagants. Vous pouvez par ailleurs consulter les illustrations conceptuelles de ce nouvel épisode en tapant le titre Hellboy II dans l’onglet recherche ci-contre. A noter quelques similarités avec le très abouti Labyrinthe de Pan en ce qui concerne le visuel étrange de certains monstres.

 

©Images Universal Studios

 

Retrouvez le site officiel du film Hellboy ici :

http://www.hellboymovie.com/

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HELLBOY II de Guillermo del Toro. Hellboy et Big Baby !  (Véhicules et accessoires) posté le mardi 18 décembre 2007 12:06

Il y a quelques semaines, le site officiel de Hellboy II avait dévoilé le design conceptuel d’une des armes du super héro (vous pouvez la retrouver en tapant le titre du film dans l’onglet de recherche ci-contre). Voici une photo montrant le résultat final. Une arme à six canons qui fera des ravages au cours du film.

 

©Image Universal Studios

 

Retrouvez le site officiel du film Hellboy ici :

http://www.hellboymovie.com/

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