Dans la première partie du film, le réalisateur James Cameron tente d’installer un doute dans l’esprit du spectateur concernant l’identité du cyborg. Mais ce sentiment se dissipe vite dans la séquence du Technoir. Sarah Connor, suivie par un homme inquiétant (qui se révèle être son protecteur), se réfugie dans la boîte de nuit. Au moment où elle appelle la police, on voit surgir le Terminator sous son aspect humain. Celui-ci vêtu d’habits punks, se mêle facilement à la foule et se dirige lentement vers sa cible. A cet instant, on ne connaît pas encore le véritable visage de l’exterminateur venu du futur. Tout est suggéré dans une gestuelle aussi inquiétante que menaçante et un regard froid. La musculature d’Arnold Schwarzenneger constituait également un élément important dans son personnage car dans le film, ce physique camouflait une importante structure interne de métal.
Au cours du film, le Terminator subit des coups violents. Peu à peu, la machine se montre sous son vrai jour. Dans cette séquence, on découvre le design de son œil. C’est ainsi que cette partie métallique deviendra la première marque d’identification du cyborg. L’équipe disposant d’un petit budget (6,4 millions de dollars), les effets spéciaux n’atteignaient pas encore la perfection (on note par ailleurs les mouvements saccadés de la tête mécanique – on devine facilement qu’il s’agit d’une création animatronique). Cependant, cette limite de moyen n’a pas handicapé le design de Stan Winston qui a eut le mérite d’aller jusqu’au bout de ses ambitions.
Dans la séquence finale, Kyle parvient à déposer une charge dans le camion que conduit le Terminator. Lorsque le véhicule explose, les deux héros pensent enfin en avoir fini avec la machine. Mais le T-800 refait son apparition. C’est la première fois que l’on voit le cyborg des pieds à la tête. Dans ce final impressionnant, le travail de Stan Winston et de son équipe est enfin mis en valeur. Lorsque la caméra cadrait uniquement le torse, ce dernier était actionné par des marionnettistes.